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Comment structurer votre relation client sans complexifier votre organisation ?


Quand la relation client se place au coeur de l’entreprise

Structurer sa relation client est devenu indispensable pour suivre son activité, améliorer son expérience client et soutenir sa croissance. Pourtant, beaucoup d’entreprises hésitent à formaliser leur organisation par peur de la complexité. Entre rigidité et manque de cadre, il existe un équilibre : celui d’une structuration simple, utile et réellement utilisée.

Dans beaucoup d’entreprises, la relation client repose encore largement sur les personnes. Les échanges sont connus. Les clients sont suivis. Les informations circulent… plus ou moins. Et tant que l’activité reste maîtrisable, ce fonctionnement tient.

Mais dès que l’entreprise se développe, les limites apparaissent :

  • perte d’information
  • suivi irrégulier
  • dépendance aux commerciaux
  • manque de visibilité

👉 Structurer la relation client devient alors indispensable.

Mais une crainte revient souvent qui consiste à structurer mais sans complexifier l’organisation ! Cette crainte est légitime. Et elle est fondée.

Le mythe du suivi client naturel

Beaucoup d’entreprises fonctionnent avec une idée implicite : le suivi client se fait naturellement.

Or il ne faut pas oublier que la relation client, ça s’entretient, comme n’importe quelle relation finalement. Alors les commerciaux relancent. Les échanges se font par mail, par téléphone, par documents, par rendez-vous, par déjeuner professionnel et tant d’autres. C’est seulement à ce prix que les informations circulent.

Mais en réalité, ce fonctionnement repose, dans de nombreuses entreprises, sur la mémoire, l’expérience, et l’implication individuelle.

👉 C’est donc sur quelque chose de fragile, qui peut mettre en danger l’entreprise tout entière. Car si la « mémoire » (comprendre le commercial qui suit ses clients sans remplir le moindre outil de suivi) quitte l’entreprise, ce sont toutes ses relations qui s’éffacent d’un coup d’un seul ! Mais ce n’est pas la seule variable qui peut poser un gros problème…

Dès qu’un volume augmente, qu’une personne part ou que l’activité s’intensifie, on constate aussi que disparaissent des opportunités. Il apparait des oublis néfastes. Certains clients ne sont plus relancés, et le chiffre d’affaire s’en voit siphonné ! Pire encore, des informations se perdent.

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Pourquoi structurer la relation client devient nécessaire ?

Structurer la relation client ne consiste pas à rigidifier. Cela consiste à rendre le fonctionnement plus visible, plus reproductible, plus pilotable.

Car sans structure, chaque commercial travaille différemment, sans suivre la moindre procédure, sans remplir le moindre outil de suivi (ou en se servant d’outils dépassés, perdant ainsi du temps). On sait aujourd’hui que le suivi dépend des individus dans l’entreprise qu’ils soient des commerciaux ou d’autres personnes responsables dans la structure. Et cela conduit autrement plus dangereux : le pilotage devient approximatif.

Sans pilotage sérieux, basé sur les chiffres consolidés, l’entreprise finira pas s’éteindre, à force de décisions inappropriées.

Avec une structure adaptée, on voit rapidement que les actions sont plus régulières (relances, appels, envoi de documents, etc.), que les informations sont fiables et que les décisions sont plus simples et plus rapides à prendre. O gagne fatalement en agilité et en flexibilité.

L’erreur classique : complexifier pour structurer

Face à ce besoin, beaucoup d’entreprises font un choix contre-productif, à savoir chercher à automatiser sans structure. Du coup, cela conduit à une complexification inexorable.

On y voit alors (lors de nos études clients) trop d’étapes, trop de champs, trop de règles et trop d’outils. Et ils ne sont pas absolument pas connectés entre eux. Du coup, on constate des doubles, voire même des triples saisies. Chacun travaille dans son coin sans chercher à partager ses informations de la relation client aux autres services.

Et le résultat est malheureusement sans appel :

  • les équipes se désoudent et chacun suit sa propre voie
  • les outils sont mal utilisés, ou pas du tout
  • le système en place est contourné au profit du confort de chacun

La relation client ne s’améliore pas, elle se dégrade progressivement et un jour, ça se voit mais il est déjà trop tard. La dette technologique est trop importante. Si l’entreprise n’est pas en mesure de pouvoir procéder à des changements rapides et efficaces, c’est la fermeture qui guette…

Ce qui fonctionne : une structuration simple

Une bonne gestion de la relation client repose sur un principe simple : il faut commencer par structurer le minimum utile. On cherche pas à mettre en place un gros outil et imposer des changements radicaux. Il ne s’agit pas de tout formaliser.

Il s’agit de définir ce qui est nécessaire pour suivre la relation client, pour agir sur les situations complexes, et pour prendre des décisions efficaces.

Les fondamentaux d’une relation client structurée

Une relation client structurée passe obligatoirement par une première réflexion sur vos process. On est encore loin de l’outil à choisir. D’abord, il faut mettre en place vos nouvelles procédures, en concertation avec les utilisateurs.

1. Un pipeline clair

Chaque opportunité doit être située dans une étape définie. Cela permet de savoir où en est chaque dossier commercial, de visualiser l’activité et surtout d’anticiper les soucis et les anomalies avant même qu’elles ne se présentent aux acteurs de la procédure. Les premiers tests doivent donc être largement documentés pour que l’outil en tienne compte au moment de son installation.

Un pipeline trop complexe n’est pas utilisé. Il sera contourné.

2. Une prochaine action systématique

Chaque interaction client doit déboucher sur une suite tout en respectant le pipeline. En étudiant cet aspect dès le départ, l’automatisation se dessine d’elle-même. Si la prochaine action commerciale n’est pas définie, tout s’arrête. si on ne sait pas quoi, la relation s’éteind et le suivi s’arrête.
C’est l’un des points les plus structurants.

3. Une responsabilité définie

Chaque client, chaque opportunité doit avoir un responsable. Il doit être clairement identifié, soit dans la fiche du client lui-même, soit selon un système prédéfini (par exemple : tout nouveau prospect est attribué à la personne présente, ou au hasard selon une liste, ou encore selon une prépartition géographique). Le système de répartition des prospects vous appartient mais il faut y avoir réfléchi en amont.

Rappelons que sans responsable, il ne peut pas y avoir de suivi fiable.

4. Une information centralisée

Les informations doivent être accessibles, mises à jour et disponible au même endroit (idéalement le CRM) pour obtenir une relation client fiable et pertinente pour l’entreprise. Sinon, elles ne sont pas utilisées et c’est normal. Personne ne sait que l’information existe ! Et ce n’est pas du tout de la malveillance, c’est une méconnaissance du système et du fonctionnement des services.

Le rôle du CRM dans la relation client

Le CRM est souvent perçu comme un outil de saisie, une sorte de gros carnet d’adresse. Mais c’est une idée fausse (et même dangereuse, car en pensant ainsi, des commerciaux trouvent des contournements efficaces pour ne pas l’utiliser).

Un CRM c’est d’abord un outil de pilotage.

Mais pour cela, il doit refléter le travail réel, être simple à utiliser, être intégré dans les habitudes des utilisateurs de l’outil. Sinon, il devient une contrainte supplémentaire. Et comptablement, il n’est plus un investissement mais bien une dépense.

Structurer sans alourdir : les bons principes

Simplifier au maximum

Chaque élément doit avoir une utilité claire et définie. Lors de l’étude des process, la technique est de poser une consigne simple : chaque process ne doit dépasser X étapes. Il faut donc forcer l’utilisateur à simplifier son habitude, pour son bien et son travail. Moins c’est lourd, plus c’est flexible.

S’aligner sur le réel

La structure doit correspondre à la manière dont les équipes travaillent. Ancrer l’outil dans les habitudes de travail, c’est s’assurer de son adoption bien avant son installation. On sort de la vision théorique pour entrer dans la réalité du service.

Prioriser l’usage

Un système utilisé imparfaitement est plus efficace qu’un système parfait non utilisé. Donc, parfois, il faut accepter que certains points du process ne seblent pas logiques pour le lancement de l’outil CRM. Ensuite, il sera temps, avec l’arrivée des nouveaux commerciaux de modifier le process pour le simplifier encore plus.

Évoluer progressivement

Inutile de tout structurer d’un coup. Il faut commencer simple puis ajuster, et ensuite seulement améliorer. Ne faites pas l’impasse sur l’amélioration. Il est indispensable de demander aux utilisateurs leur retours d’expérience sur l’outil, afin de suivre la véritable utilisation. ces retours contribuent également à l’adoption de l’outil…

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Ce que ça change concrètement

Lorsque la relation client est structurée de manière simple :

  • le suivi devient régulier
  • les opportunités sont mieux gérées
  • la visibilité augmente
  • les équipes gagnent en efficacité

Et surtout, le système devient fiable.

Structurer c’est améliorer la relation client de manière signficative

Structurer sa relation client ne signifie pas complexifier son organisation. C’est même l’inverse. Une bonne structure simplifie, clarifie et fluidifie. Le vrai enjeu n’est pas d’avoir plus de règles. C’est d’avoir les bonnes.
Et dans la plupart des cas, quelques éléments bien définis suffisent à transformer durablement le suivi client.

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